Troisième semaine
Mathilde Bussard (Suisse), Huaral, Peru
Tremblement de terre
Vous l’avez sûrement tous lu dans les journaux. Il y a eu un tremblement de terre à 600 km à l’est de Lima. Mais les dégâts sont minimes. L’épicentre était en profondeur dans le sol. Ici, à Huaral, certaines personnes l’ont ressenti. Personnellement, je dois avouer ne pas être sûre de l’avoir perçu. Mais en fait, à priori au même moment, une souris est sortie d’un carton à l’école. Je soupçonne qu’elle soit apparue car elle a ressenti les vibrations…. Nous étions tellement occupées à la faire sortir de la salle de classe que rien d’autre n’aurait pu nous distraire!!!
Tremblement de terre
Vous l’avez sûrement tous lu dans les journaux. Il y a eu un tremblement de terre à 600 km à l’est de Lima. Mais les dégâts sont minimes. L’épicentre était en profondeur dans le sol. Ici, à Huaral, certaines personnes l’ont ressenti. Personnellement, je dois avouer ne pas être sûre de l’avoir perçu. Mais en fait, à priori au même moment, une souris est sortie d’un carton à l’école. Je soupçonne qu’elle soit apparue car elle a ressenti les vibrations…. Nous étions tellement occupées à la faire sortir de la salle de classe que rien d’autre n’aurait pu nous distraire!!!
Déchêts
La question de la propreté des rues est très délicate ici. Nous pouvons écouter à la radio et à la télévision des messages publicitaires demandant aux citoyens de ne pas jeter leurs poubelles avant d’entendre la sonnette du camion qui récolte les ordures. Or, à Sacachispa par exemple, le camion ne passe plus depuis des semaines. L’autre jour, la maîtresse a décidé de brûler les détritus. Je ne le voyais pas d’un bon oeil du tout. Cependant, que faire d’autre? Laisser s’agglutiner les poubelles, pleines de microbes et d’odeurs?
Le fait est que c’est terriblement problématique. Tous les jours, je sens l’odeur de la fumée qui provient très certainement en grande partie des poubelles. Nous pouvons aussi voir dans les rues des tricyles qui récupèrent certains déchêts, notamment la ferraille.
Recyclage
Les jeunes de Native of Peru, l’ONG, travaille aussi la question du recyclage. Ils récoltent dans un lycée les bouteilles en PET et le papier. En fait, dans chaque salle de classe se trouvent deux cageots afin de trier ces déchêts. Par la suite, les bénévoles de Native les récoltent une fois par semaine. Ceci fait, ils vendent les bouteilles afin de se procurer un mini pécule.
En collaboration avec le lycée Sainte Inès, l’ONG organisera une journée “Sembrando Amistad”(Semant l’amitié). A cette occasion, les écoliers iront à Sacachispa aider à planter quelques fleurs et arbres, avec les enfants de Sacachispa. Nous sommes passés vendredi dernier dans ce lycée afin de promouvoir cette action.
Sol, catèles
Native of Peru est en train d’améliorer une salle de classe à Sacachispa. A cet effet, nous ornons le sol de catèles et céramique. Ce travail est un travail de longue haleine. J’ai déjà passé plusieurs matinées à quatre pattes afin de poser le ciment et les pièces de catèles cassées. Oui, toutes les catèles ont été récupérées au bord de la route, sur des chantiers, etc. Nous avons uniquement acheté le ciment, avec l’argent de la vente des bouteilles en PET! Nous arrivons bientôt au bout de nos peines! Le résultat est plutôt chic, si je pense au nombre de maisons à Sacachispa qui n’ont pas de sol en béton, dont les habitants vivent directement sur la terre.
Je vais devenir une vraie experte en maçonnerie! Ils sont sur le point de me donner mon titre ?!
Réunion
Jeudi après-midi passé, j’ai participé à une réunion des maîtresses des jardins d’enfants. Je sais finalement mieux comment elles travaillent. Et tout d’abord, il faut savoir que ces dames ne sont de loin pas toutes enseignantes. Certaines ont juste terminé l’école “obligatoire”, d’autres sont encore en formation. Elles se réunissent une fois par semaine avec leur coordinatrice pour programmer les activités de la semaine suivante. Grâce à cette réunion, j’ai pu mieux comprendre leur manière de travailler et cela m’a donné l’opportunité de voir d’autres salles de classe dont les moyens financiers sont plus conséquents. La coordinatrice m’a aussi transmis une méthode pédagogique avec des exemples de bricolages. Le but des maîtresses consiste à utiliser du matériel recyclé car les parents ne peuvent pas fournir beaucoup de matériel scolaire. Je me suis donc aussi mise à bricoler. J’ai préparé des boléros, avec lesquels les enfants ont pu se familiariser ce matin même!
Mon quotidien
Je vis dans une famille plutôt aisée, composée de trois garçons de 17 à 19 ans. L’un d’entre eux est manchot. Au début, cela était assez spécial de le voir manger par exemple avec les pieds. Mais maintenant, cela me paraît normal!Les trois étudient. Je ne vois que très rarement les parents. La maman est infirmière cheffe à l’hôpital, alors que le papa est pharmacien. Il cumulue deux jobs, car il est employé à l’hôpital et tient sa propre “pharmacie”. Je crois savoir que les deux enseignent aussi à l’uni.
Une jeune fille vient quotidiennement faire à manger et le nettoyage. En parallèle, elle étudie tous les matins.
Je souffre un peu du froid, et surtout de l’humidité. La semaine dernière, j’avais un bon refroidissement. Mais c’est de saison ici!
Meilleures pensées!
Mathilde

La question de la propreté des rues est très délicate ici. Nous pouvons écouter à la radio et à la télévision des messages publicitaires demandant aux citoyens de ne pas jeter leurs poubelles avant d’entendre la sonnette du camion qui récolte les ordures. Or, à Sacachispa par exemple, le camion ne passe plus depuis des semaines. L’autre jour, la maîtresse a décidé de brûler les détritus. Je ne le voyais pas d’un bon oeil du tout. Cependant, que faire d’autre? Laisser s’agglutiner les poubelles, pleines de microbes et d’odeurs?
Le fait est que c’est terriblement problématique. Tous les jours, je sens l’odeur de la fumée qui provient très certainement en grande partie des poubelles. Nous pouvons aussi voir dans les rues des tricyles qui récupèrent certains déchêts, notamment la ferraille.
Recyclage
Les jeunes de Native of Peru, l’ONG, travaille aussi la question du recyclage. Ils récoltent dans un lycée les bouteilles en PET et le papier. En fait, dans chaque salle de classe se trouvent deux cageots afin de trier ces déchêts. Par la suite, les bénévoles de Native les récoltent une fois par semaine. Ceci fait, ils vendent les bouteilles afin de se procurer un mini pécule.
En collaboration avec le lycée Sainte Inès, l’ONG organisera une journée “Sembrando Amistad”(Semant l’amitié). A cette occasion, les écoliers iront à Sacachispa aider à planter quelques fleurs et arbres, avec les enfants de Sacachispa. Nous sommes passés vendredi dernier dans ce lycée afin de promouvoir cette action.
Sol, catèles
Native of Peru est en train d’améliorer une salle de classe à Sacachispa. A cet effet, nous ornons le sol de catèles et céramique. Ce travail est un travail de longue haleine. J’ai déjà passé plusieurs matinées à quatre pattes afin de poser le ciment et les pièces de catèles cassées. Oui, toutes les catèles ont été récupérées au bord de la route, sur des chantiers, etc. Nous avons uniquement acheté le ciment, avec l’argent de la vente des bouteilles en PET! Nous arrivons bientôt au bout de nos peines! Le résultat est plutôt chic, si je pense au nombre de maisons à Sacachispa qui n’ont pas de sol en béton, dont les habitants vivent directement sur la terre.
Je vais devenir une vraie experte en maçonnerie! Ils sont sur le point de me donner mon titre ?!
Réunion
Jeudi après-midi passé, j’ai participé à une réunion des maîtresses des jardins d’enfants. Je sais finalement mieux comment elles travaillent. Et tout d’abord, il faut savoir que ces dames ne sont de loin pas toutes enseignantes. Certaines ont juste terminé l’école “obligatoire”, d’autres sont encore en formation. Elles se réunissent une fois par semaine avec leur coordinatrice pour programmer les activités de la semaine suivante. Grâce à cette réunion, j’ai pu mieux comprendre leur manière de travailler et cela m’a donné l’opportunité de voir d’autres salles de classe dont les moyens financiers sont plus conséquents. La coordinatrice m’a aussi transmis une méthode pédagogique avec des exemples de bricolages. Le but des maîtresses consiste à utiliser du matériel recyclé car les parents ne peuvent pas fournir beaucoup de matériel scolaire. Je me suis donc aussi mise à bricoler. J’ai préparé des boléros, avec lesquels les enfants ont pu se familiariser ce matin même!
Mon quotidien
Je vis dans une famille plutôt aisée, composée de trois garçons de 17 à 19 ans. L’un d’entre eux est manchot. Au début, cela était assez spécial de le voir manger par exemple avec les pieds. Mais maintenant, cela me paraît normal!Les trois étudient. Je ne vois que très rarement les parents. La maman est infirmière cheffe à l’hôpital, alors que le papa est pharmacien. Il cumulue deux jobs, car il est employé à l’hôpital et tient sa propre “pharmacie”. Je crois savoir que les deux enseignent aussi à l’uni.
Une jeune fille vient quotidiennement faire à manger et le nettoyage. En parallèle, elle étudie tous les matins.
Je souffre un peu du froid, et surtout de l’humidité. La semaine dernière, j’avais un bon refroidissement. Mais c’est de saison ici!
Meilleures pensées!
Mathilde




